L'atelier boutique

L'atelier est situé en plein coeur de Porticcio.
Pauline Pailly fabrique ses poteries tous les jours de la semaine
​dans son atelier boutique Sauf  le Mercredi et Dimanche

La terre

La terre utilisée pour la poterie est l’argile.
Cette terre présente des caractéristiques particulières, elle est plastique car elle contient de l’eau et résiste à haute température. Ainsi on peut la modeler (car elle garde la forme qu’on lui donne), et la cuire. 
On trouve l’argile dans la nature, elle provient d’une roche que l’on trouve partout : le granite.
​Cependant elle est rarement utilisable telle quelle, il faut la préparer, y ajouter différents minéraux afin de la modifier pour qu’elle soit idéale pour le modelage, le tournage ou le coulage. 
Il y a deux grandes familles d'argile, les argiles communes (qui cuisent toujours rouge), et les argiles à grès et à porcelaine, souvent plus claires après cuisson.

tournage

La technique la plus perfectionnée est celle du tournage.
Elle nécessite cependant un apprentissage prolongé.
Cette technique a fait son apparition aux alentours de 4000 ans av-JC,
révolutionnant la poterie en permettant d'obtenir rapidement des formes beaucoup plus régulières et des pièces beaucoup plus légères.

Le tour se compose d'un plateau rotatif appelé girelle. Après avoir disposé une motte d'argile au centre du plateau,
le potier centre sa terre puis la façonne pendant sa rotation.
Lorsque la pièce tournée a pris la consistance « cuir », le tourneur rectifie les imperfections et creuse le pied de la poterie;
​il s'agit du tournassage.
Cette opération est suivie, le cas échéant par le « ansage » (pose des anses) et la gravure de la pièce selon le modèle choisi.


Le tour​nage ne permet d'obtenir que des pièces de révolution, qui peuvent cependant être déformées avant séchage complet.


Les Emaux

Un émail, des émaux...


Un peu de géologie un peu de botanique, un peu de maths, de physique et beaucoup de chimie!
Il existe des émaux tout prêts à l'emploi mais le plus intéressant, c'est de les fabriquer... Un émail est composé de trois types de matières premières que l'on mélange dans des proportions bien précises (que l'on connait grâce à la "formule moléculaire) afin qu'il réponde à trois critères.
​Qu'il soit étanche, alimentaire et qu'il cuise à une température particulière (1300°C) :

- L'élément principal est la Silice, c'est ce qu'on appelle l'oxyde acide. Comme dans l'argile, son rôle sera de former un silicate, (un verre, vous vous souvenez..?)
​Lors de la cuisson les molécules de silice vont cristalliser et fixer les autres éléments chimiques dans un reseau très solide et complexe.
Ces atomes (fer, titane, cuivre...) une fois pris dans la toile formée par la silice, ne bougeront plus! Aucun risque qu'ils se retrouvent sur votre fourchette...
On l'amène généralement par des feldspaths réduits en poudre (anortite, orthose...), ou par de la silice pure (du quartz!), et bien d'autres matériaux encore ...

- Le deuxième élément est l'Alumine, l'oxyde amphotère. Elle est en général intégrée pure ou apportée par une argile, une cendre, elle est également présente dans le feldspath ....

- Et enfin, les oxydes basiques (calcium, magnesium, soude, potasse etc...) vont apporter la fusibilité à l'émail, mais également des couleurs, des effets tels que des cristallisations, nucléations, opalescence... On les amène soit purs, soit par des matières premières naturelles composées de divers éléments (Dolomie, Kaolin, Talc, cendre de vigne, de lavande, de chêne...) Le feldspath, en plus d'apporter une quantité importante de silice, va également contribuer à amener des oxydes basiques selon que ce soit un feldspath potassique, sodique, mixte, lithique...

La cuisson

Avant d'être cuite l'argile doit être bien sèche.
Lors de la cuisson la montée en température est tout d'abord lente, environ 100°C par heure durant 10 heures, pour éliminer progressivement l'eau de constitution de l'argile et éviter l'éclatement des pièces.

Cette première cuisson ou cuisson du biscuit se poursuit ensuite à pleine puissance jusqu'à 1020°C
Une seconde cuisson est nécessaire pour fixer les émaux. 
La température à atteindre est celle de la fusion de l'émail.
                                 Elle est propre à chaque émail est varie de 700 et 1300°C. ​Elle ne doit jamais dépasser la
                                 température de maturation de l'argile qui subit tout d'abord des déformations, puis fond au-delà.
                                 Ainsi, la magie des emaux s'opère ....